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Transcription du podcast 

LA FOLLE THÉORIE

 

Épisode 8

Le langage musclé 
du temps 4D

0. Teaser : Jean-Claude abstrait

Dans l'épisode précédent on a analysé la force physique de Jean-Claude Van Damme. Et bien dans cet épisode-ci on va s'intéresser à la force psychologique de Jean-Claude et même à sa force dans le domaine de l'abstraction. Et là vous allez voir que le plus gros muscle de Jean-Claude c'est son esprit et avec lui on va se secouer le cerveau !

 

1 - Intro : Attention à l'attention

1. Intro : Attention à l'attention

Bonjour, je suis Alexandra Folie et nous en sommes à l'épisode huit de la Folle Théorie, qui s'intitule "le langage musclé du temps 4D". Le commentaire qui revient le plus souvent au sujet de ce podcast là, c'est que c'est bien vulgarisé (merci !) mais que ça nécessite quand même d'être pleinement attentif pour comprendre. On ne peut pas vraiment écouter La Folle Théorie en travaillant par exemple. Alors soyez certains d'avoir une bonne dose d'attention pour écouter cet épisode musclé ! Moi-même j'ai eu du mal à intégrer certaines notions. Heureusement que nous avons Jean-Claude Van Damme avec nous !

Alors, revenons un peu sur ce qu'on a vu dans l'épisode précédent. On est rendus à l'étude sémantique des phénomènes à quatre dimensions. On a vu que la 4D comporte essentiellement trois dimensions d'espace et une dimension de temps, donc un temps linéaire. Et dans ce temps linéaire, il se produit des événements. C'est le temps du déroulement de la réalité.

 

 

Et en faisant notre analyse sémantique, en étudiant dans le langage la façon dont on parle de tout ça, on a vu qu'il y a quatre grandes catégories de phénomènes 4D : d'abord il y a l'action elle-même, puis il y a l'état des entités, il y a aussi le statut des entités et enfin y a l'avoir qui inclue la possession. Alors maintenant ça va être un brin plus musclé, on s'attaque aux correspondances de ces phénomènes 4D dans les différents domaines.

2 - Rappel : Quatre types de 4D

2. Rappel : Quatre types de 4D

La première sorte de phénomènes qu'on trouve à quatre dimensions, c'est les actions et les événements eux-même, c'est-à-dire : l'agir et le faire. Autrement dit, c'est l'exercice même d'une force, et ça se décrit avec quel outil de la grammaire ? Je vous laisse quelques secondes parce que cette devinette là elle est assez facile hein ! On décrit les forces avec des… verbes ! Hein, contrairement au phénomène d'être en 3D d'espace qui peut se contenter d'être éternellement immobile en toute réceptivité, quand on passe dans les phénomènes 4D avec une dimension de TEMPS, on arrive dans le monde du faire et de la pro-activité et il faut des verbes pour exprimer les actions et les événements.

 

 

En faisant de l'analyse sémantique on a vu qu'après les forces et les actions, la deuxième sorte de phénomènes à quatre dimensions, c’est les états. L’état, c’est une notion 4D transitoire et donc temporelle. Ça peut être l'état des entités qui agissent ou bien l'état des entités qui subissent l'activité, c’est-à-dire qu'un sujet est en action, ou qu'un objet est activé. On peut dire finalement que l'état c'est l'effet que les forces exercent au sein même des entités qui sont impliquées dans l'action.

 

 

La troisième sorte de phénomènes 4D c'est le statut. Le statut on a vu que c’est comme une étiquette parce que c’est un phénomène qui est extériorisé, c'est un écho de forces qui émanent des entités et qu'on leur associe depuis l'extérieur, c'est leur portée.

 

 

On a vu aussi que l’état et le statut sont exprimés par des substantifs verbaux. Comme par exemple, celui qui "fait" on peut l'appeller un faiseur hein. Quand on dit c'est un faiseur, le verbe "faire" enveloppe le sujet de l’action pour former un substantif verbal. Celui qui agit est acteur, celui qui rêve est un rêveur, celui qui réalise est un réalisateur.

 

Quand on utilise ce suffixe en "eur" on a plutôt affaire à un statut. Alors que quand le substantif se termine par "ant" dans la forme du participe présent, on a plutôt affaire à un état, parce que ça décrit le sujet pendant l'action, comme par exemple : Celui qui perçoit est un percevant, celui qui vit est un vivant, celui qui aime est un amant… Dans certains champs de science on parle même d'actant pour bien distinguer un état d'actant d'un statut d'acteur. L’actant c'est un être EN action, c’est un état. L’acteur est un être D’ACtion, c’est un statut. Et l’actif c'est une DISPOSITION À l’action, c’est une propriété.

“ "I have to be" : je dois être un acteur ; on peut le mettre : "be to have" : je suis un acteur. Je suis à L.A, je travaille pour être acteur. Et le "have", c'est déjà parti, c'est à Bruxelles ça ! ” 

Jean-Claude Van Damme

 

Et enfin la quatrième sorte de phénomènes 4D après les actions, les états et les statuts, c'est l'avoir et la possession qui sont un rapport de puissance et qui sont exprimés par le verbe avoir et les synonymes d’avoir comme : posséder, obtenir, détenir, ou disposer de quelque chose.

3 - Transversalité du transitoire

3. Transversalité du transitoire

L'action j'agis, l'état je suis en action, le statut je suis un être d'action, l'avoir j'ai des actifs, tous les verbes qui décrivent des actions, des états, des statuts ou des avoirs, quand ils sont conjugués au mode indicatif, c'est un temps linéaire, ça décrit le déroulement de la réalité.

 

On peut dire que tout ce qu'on a vu dans l'épisode précédent et que je viens de résumer, ça correspond aux phénomènes à quatre dimensions quels que soient les domaines, physique, psychologique, abstrait. Par exemple on peut parler d'un "état" physique comme d'un "état" psychologique. On peut parler d'une "action" physique comme d'une "action" abstraite. On peut attribuer des statuts indifféremment à des objets concrets ou à des concepts abstraits. Un objet physique peut "avoir" des propriétés physiques, tout comme un objet mathématique peut "avoir" des propriétés abstraites. Donc vous voyez, ces notions d'activité, d'état, de statut et d'avoir, elles sont transversales. 

Et justement maintenant on va voir plus en détail les correspondances de vocabulaire plus spécifiques dans les domaines psychologiques et abstraits.

 

4 - Agir, opérer, se comporter

4. Agir, opérer, se comporter

Pour mieux comprendre ce qui suit avec des illustrations et des tableaux qui vont bien, je vous invite fortement à consulter la transcription de cet épisode numéro huit sur le site lafolletheorie.com (ici-même)

Tiens, on va commencer par l'action. Dans le domaine abstrait qui est l’univers de la pensée, des raisonnements et des concepts, et bien la correspondance abstraite d'une activité physique c'est une activité mentale, c'est-à-dire une opération. Par exemple, un concept ou un raisonnement et bien c'est une combinaison de facteurs qui exercent l'équivalent de forces et qui se traduisent en actions abstraites, c'est-à-dire en opérations mentales dans l'esprit.


 

 

D'ailleurs on peut dire que quelqu'un est fort en calcul, ça illustre bien qu'une entité qui réalise une opération exerce une forme de force. Quand Jean-Claude Van Damme fait de la philosophie, il met en œuvre une grande force abstraite. 

Quand on fait confiance

dans la confiance,

on devient confiant !”

Jean-Claude Van Damme

Alors justement, pour donner un autre exemple, dans le monde des mathématiques, ce sont des forces abstraites qui produisent des transformations et des opérations à travers les opérateurs tels que "plus", "moins", "multiplier", "diviser", etc.

 

 

Ces opérateurs c’est comme les valeurs de la 1D sauf que c'est des quantités de variation dans une dimension, alors cette dimension elle est temporelle.

 

 

Je vous donne un exemple pour comprendre comment les opérateurs c'est temporel : Quand on énonce une multiplication comme "trois fois sept", et bien si on considère cette phrase littéralement, et bien c'est exactement comme si le chiffre sept se produisait trois "fois" dans le temps, d'accord ? Le mot "fois" il a un sens temporel. Comme quand on dit "il était une fois" hein, une fois c'est une occurrence, c'est une temporalité. Les opérations mathématiques sont des actions abstraites. Et donc les opérateurs se déploient dans une dimension temporelle qui se combine aux trois dimensions spatiales pour former des opérations 4D, incluant donc une dimension temporelle.

 

Maintenant, voyons l'équivalent de l'activité dans le domaine psychologique, c’est-à-dire le monde des émotions et des caractères. Et bien dans le langage on exprime l'action psychologique en terme de comportement. Qu'est ce que c'est le comportement ? Si on décompose ça en termes psychologiques hein, le comportement c’est l’intensité des émotions qui engendre des variations dans le temps. Donc le comportement c’est l’intensité 1D, des émotions 2D, dans une durée 1D. Alors on a 1D par 2D par 1D et ça fait bien 4D.

“Si je travaille pas tous les jours, mais 15 heures par jour, je m'emmerde. Et quand je m'emmerde, je fais des conneries. Voilà !”

Jean-Claude Van Damme

5 - État, phase, disposition

5. État, phase, disposition

Voilà ! Là je viens de parler de ce qui forme un comportement, c’est-à-dire une intensité d’émotions qui se déploie dans le temps et alors ça, ça peut aussi nous faire penser au mot tension hein, la tension psychologique c’est aussi l'intensité d'un ensemble d’émotions, qui forme une certaine configuration psychique. Intensité 1D d'émotions 2D ça donne configuration 3D. Et puis cet ensemble 3D là il est considéré dans ses variations pendant une durée 1D, ce qui donne bien 4D. Au passage, en physique le mot tension il désigne des vecteurs et des forces, qui engendrent des variations. 

 

Est-ce que vous avez remarqué ? On vient de passer de l'action à la tension. Et c'est pas la même chose. Les correspondances des actions physiques c'est les opérations abstraites et le comportement psychologique. Alors qu'en général la correspondance d'une tension physique, c'est un ÉTAT abstrait ou psychologique. On est donc rendus dans les états maintenant.

Un état ça peut décrire une situation qui regroupe un ensemble de conditions. Une situation c'est l'effet de l'ensemble des forces en interaction pendant une durée donnée et l’état, ça peut donc être quelque chose d'abstrait. Par exemple, en mathématiques les comparateurs "égale", "différent", "plus petit" et "plus grand", ce sont des indicateurs temporels qui servent à décrire des états et des statuts. Notez que ces comparateurs là fonctionnent aussi très bien hors des mathématiques. Vous pouvez consulter la transcription de cet épisode-ci sur le site lafolletheorie.com, vous y trouverez des infographies illustrant ces notions là assez basiques de comparateurs. C'est juste tellement plus simple visuellement. 

Dans l'épisode six on a vu qu'un caractère c'est une entité psychologique à trois dimensions d'espace. Puis dans l'épisode sept on a vu que l'état c'est la phase d'une entité dans une dimension de temps. Alors logiquement, dans le domaine psychologique, l'état ou la tension d'une personne, c'est la phase temporelle du caractère psychologique de quelqu'un à un certain moment. La phase d'un caractère on peut appeler ça son humeur par exemple. L'état psychologique, ou la phase psychologique d'une personne, d'un objet ou d'une situation et bien on appelle ça aussi une disposition. On dit qu'on est plus ou moins "disposés" à faire telle ou telle chose et à réagir de telle ou telle manière. 

Ça c'était pour les états, si ça ne vous a pas mis dans tous vos états, voyons maintenant les formes que prend le statut dans différents domaines.

6 - Statuer, classer, réputer

6. Statuer, classer, réputer

Je vous ai dit plus tôt qu'un statut c'est une sorte d'état perçu de l'extérieur. Physiquement ce serait donc une force considérée hors de l'entité d'origine dont elle provient et à laquelle elle se rapporte logiquement. Ça correspond bien au phénomène d'impulsion physique, au sens de la quantité de mouvement.  

 

L'exemple le plus facile pour comprendre ça, c'est l'écho. L'écho c'est un son, donc c'est une force qui se diffuse en faisant vibrer l'air hors de son point d'origine et qui y revient progressivement transformé par les interactions avec les éléments extérieurs sur lesquels il s'est répercuté.

 

Le statut, qui est une forme d'écho, c'est donc la portée d'une force dans l'espace-temps, depuis son point d'origine. On peut dire que le mot statut décrit quelque chose qui est déjà plutôt abstrait en soi hein, même si c'est un mot dont le sens traverse plusieurs domaines. Mais on peut quand même préciser le statut dans une nuance de vocabulaire plus spécifiquement abstraite. On peut dire que le statut ça correspond à un ordre de valeur, qui peut servir à définir une classe. C'est-à-dire qu'on ordonne, on classifie des choses en fonction de leur portée. Alors la 4D c’est la base de toute classification et de toute hiérarchie parce que ça représente des rapports de force entre les choses, et c'est sur la base de la portée de ces forces là qu'on établit le libellé des étiquettes qu'on met sur les choses.

La nuance psychologique du statut c’est la réputation. Et la réputation c'est la portée psycho-sociale qui est liée à la disposition et au comportement d'une personne ou même d'un objet. La réputation c’est quelque chose d’extérieur à une entité, et elle y est associée comme une étiquette aussi. Ce n'est pas un état. Parfois l'état et le statut ne concordent pas. Par exemple une voiture peut avoir la réputation d'être fiable mais être quand même souvent en état de panne. Ou bien Jean Claude Vandamme a la réputation d'être juste un homme d'action, mais il est souvent en état méditatif et philosophique. 

 

 

“Les problèmes,

c'est bien, non ?”

Jean-Claude Van Damme

“On a tous des up-and-down. Mais il faut pas faire attention à ces choses là, parce que si on fait attention à ces mots, on devient esclave des maux.

On devient esclave des médica-ments, alors toutes ces grosses… ces groupes pharmaceutiques, ils font des billions de dollars !

Donc on est tous normal, on a des jours, il y a des jours où c'est haut et bas, il y a le soleil et il y a la pluie, alors il y a des jours où on est de mauvaise humeur, bonne humeur. ”

Jean-Claude Van Damme

7 - Puissance 4D, pouvoir 5D

7. Puissance 4D, pouvoir 5D

Passons maintenant à l'analyse sémantique de la puissance.

 

Alors là comme on va parler de puissance, on va aussi parler de pouvoir. Ce sont deux mots qui ont des sens très proches et qu'on utilise souvent indifféremment, mais c'est important de distinguer des nuances, parce que c’est des phénomènes qui n'ont pas le même nombre de dimensions. 

 

En physique, la puissance c'est le débit de la force et ça c’est quatre dimensions d'espace-temps, et le pouvoir lui, c’est plutôt les possibilités offertes par la puissance, alors c'est cinq dimensions d'espace-temps. Donc le pouvoir on va en reparler dans le prochain épisode.

 

Je prends comme exemple l'argent qui est un très bon exemple en fait, parce que l'argent ça donne une puissance à celui qui le possède, et le pouvoir c'est ce que la personne pourrait faire avec son argent. Et bien c’est exactement pareil avec la connaissance hein, la connaissance donne une puissance à la personne qui en a et le pouvoir c’est ce que la personne pourrait faire avec sa connaissance ! L'argent et la connaissance ce sont des actifs, des choses dont on dispose.

8. Puissance, avoir, autorité

Rappelez-vous, des choses abstraites peuvent exercer des actions abstraites qu'on appelle des opérations. Le langage c'est un domaine abstrait dans lequel on réalise des opérations de grammaire, alors pour décrire des phénomènes 4D abstraits je vais passer par le champ du langage. Dans la langue française, le sujet d'une phrase a une puissance grammaticale sur d'autres éléments de la phrase. Les adjectifs et les verbes associés doivent opérer des changements de terminaison pour s'accorder avec le sujet. L'état des adjectifs et des verbes est alors accordé en fonction de leur statut dans la phrase.

 

Prenons un exemple et créons une phrase. J'ai fait exprès de choisir une phrase avec un sens absurde, pour qu'on se concentre sur la grammaire uniquement, qui elle est bien correcte hors de l'aspect sémantique de la phrase. Voici mon exemple absurde :

 

La lumière molle

construit des habitudes.

Je répète :

La lumière molle

construit des habitudes.

 

Dans cette phrase le mot "lumière" a un "STATUT" … de substantif, c'est le noyau du groupe " la lumière molle", ça ça lui donne une certaine puissance sur les autres mots, alors on peut dire que le mot "lumière" exerce une "FORCE" sur l'adjectif mou. L'adjectif mou a un "statut" aussi mais de… qualificatif dans le groupe de mots ! Et quand "mou" est accordé au féminin dans la langue française, ça devient quoi ? Ça devient "molle", alors on peut dire que l'adjectif est en "ÉTAT" accordé ! Et on peut aussi dire que le mot lumière "A" un adjectif.

 

Accorder l'adjectif, c'est une opération grammaticale, et donc c'est une action abstraite. Ce que je veux dire par là c’est que d'un domaine à l'autre on retrouve finalement les même notions d'action, de force, d'état, de statut, de puissance, d’avoir et de possession autant pour des choses abstraites que pour des choses physiques concrètes.

 

 

Dans le domaine du langage et de l'abstraction, la puissance ça correspond à l'avoir qui inclue la notion de possession.

 

Et dans le domaine psychologique, la puissance, ou autrement dit le rapport de forces, ça s'exprime en terme d'autorité ! 

 

Par exemple Rachel et Ross ont une certaine autorité sur leur fille Emma et ils en sont responsables. Et ça c'est lié à un rapport de forces, parce que des adultes sont capables de pourvoir aux besoins d'un enfant, mais l'inverse est moins plausible. Inversement, Emma "A" des parents et elle est sous leur autorité. 

8 - Puissance, avoir, autorité
9 - Résumé 4D, épisodes 7 et 8

9. Résumé 4D, épisodes 7 et 8

Je vous fais maintenant un petit résumé des phénomènes à quatre dimensions dans le champ psychologique :

L'action psychologique

c'est le comportement

L’état psychologique

c'est la disposition

Le statut psychologique

c'est la réputation

La puissance psychologique

c'est l'autorité.

 

En fait, ces quatre types de phénomènes 4D ce sont des perceptions différentes d'une seule et même chose. Les différences en fait elles dépendent des sous-ensembles considérés, mais les quatre types de phénomènes se produisent conjointement.

 

Vous voyez bien que le comportement, la disposition d'esprit et la réputation de Jean-Claude Van Damme, ça lui donne une autorité naturelle !

 

 

“Il faut une tête gonflée pour booster son ego parce que ça fait partie de la nature humaine.

Si on ne dit pas qu'on est bien dans la vie, si on dit qu'on est petit, qu'est ce qu'on est ? On va rester petit…

Je suis grand, je suis fort, je suis beau, je suis Van Damme ! Voilà, c'est ça ! Donc je suis… mégalo, oui je suis mégalo !”

 

 Jean-Claude Van Damme

Allez voir sur le site web de lafolletheorie.com (ici-même) pour voir les correspondances sur un tableau, ça vous permettra de mieux évaluer et assimiler les équivalences entre les phénomènes des différents domaines. 

D'ailleurs si vous allez sur le site internet lafolletheorie.com dans la transcription de cet épisode-ci (ici-même), vous allez trouver un exemple illustré (ci-après) qui montre comment l'action, l'état, le statut et l'avoir se produisent conjointement. Je ne vous le décris pas oralement, parce que c'est beaucoup plus parlant visuellement.

Et voilà, il a fallu deux épisode pour ça mais on a fait à peu près le tour des phénomènes physiques, psychologiques et abstraits à quatre dimensions ! En partant des phénomènes physiques, on a induit que les ensembles à quatre dimensions sont des phénomènes transitoires et des activités. Ensuite, en recoupant ce champ sémantique là des activités avec les champs sémantiques de différents domaines, on a déduit que les phénomènes de forces, de tensions, d’impulsions et de puissances physiques correspondent aux actions, aux états, aux statuts et aux avoirs dans le domaine abstrait, et que ça correspond aux comportements, aux dispositions, aux réputations et à l'autorité dans le domaine psychologique.

C’était assez intense hein ces histoires de quatre dimensions là, il y en avait des choses à dire parce que… et bien les activités 4D ça regroupe différents types de phénomènes transitoires. Là il nous reste en fait à faire l'analyse sémantique de deux amplitudes dimensionnelles : celle de la 5D et celle de la 6D, avec leur correspondances dans les univers physique, psychologique et abstrait. 

Alors dans le prochain épisode vous allez voir que la cinquième dimension elle existe bel et bien dans le langage. Et non seulement elle existe, mais en fait on parle de la 5D avec une grande facilité qui nous est tellement naturelle, qu'on ne s'en rend même pas compte. D'ailleurs vous allez trouver ça curieux, mais la 5D vous paraîtra peut-être même plus simple à comprendre que la 4D ! Pourtant le temps linéaire des événements concrets, ça semble plus clair à conceptualiser qu'un temps indéterministe à plusieurs dimensions… Mais en fait la 5D c'est à la portée de tout le monde ! Merci d’avoir écouté cet épisode, n’oubliez pas d’aller jeter un coup d’oeil sur les visuels ajouté au site web de lafolletheorie.com, on se donne rendez-vous dans le prochain épisode ! 

+. 4 phénomènes en 1 vecteur

Contenu écrit uniquement : Comment les quatre types de phénomènes 4D se produisent conjointement.

À un instant "t", nous représentons une force par un vecteur, c'est-à-dire un segment avec un point d'ancrage à une extrémité et une flèche à l'autre extrémité. La longueur du vecteur correspond à l'espace-temps du déploiement de la force. 

 

Maintenant décomposons les quatre types de phénomènes 4D…

L'action, c'est la force pure et dans l'illustration c'est le trait avec la flèche au bout du trait. Dans le cas de l'action pure, le point d'origine n'a pas d'importance parce que l'action pourrait se dérouler ailleurs, la force pourrait partir d'un point d'origine différent.

 

L'état c'est une entité sur laquelle s'exercent une ou des forces. Dans la présente illustration, le point d'ancrage au départ du vecteur correspond à l'entité d'origine de la force. Et la pointe de la flèche représente la tension, la direction vers laquelle la force presse l'entité. L'état est un instantané, alors l'espace-temps où la force s'applique est limité à la puissance de la tension (voir plus bas : la puissance). 

 

Le statut c'est la portée de la force depuis son origine, c'est en quelque sorte un écho. Alors dans notre illustration, le statut c'est la longueur du vecteur, qui correspond à l'espace-temps dans lequel la force se déploie. Cette longueur est considérée depuis le point d'ancrage du vecteur, qui correspond au lieu-instant où la force commence à s'exercer dans l'espace-temps. Dans le cas du statut il n'y a pas la flèche, parce que le statut c'est juste l'exercice de la force, pas la tension.

 

La puissance, autrement dit l'avoir ou l'actif, dans la présente illustration c'est tout simplement l'épaisseur du trait. Visuellement plus un trait est épais, plus il semble appuyé donc puissant. L'épaisseur du trait est transversale à la direction du vecteur en tout point, tout comme la puissance se manifeste en tout point de l'action, de l'état et du statut.

On peut décliner cette représentation dans le domaine psychologique :

 

Le comportement

c'est le trait

avec la flèche au bout,

c'est l'action.

La disposition

c'est le point d'ancrage

plus la flèche,

c'est l'état.

La réputation

c'est juste la longueur du trait,

c'est le statut.

L'autorité

c'est l'épaisseur du trait,

c'est la puissance.

 

L'autorité d'une personne elle est transversale aux forces exercées par la personne, elle est en quelque sorte l'épaisseur du comportement, de la disposition et de la réputation et donc elle se manifeste dans les trois à la fois.

 

 

Cette représentation est aussi valable dans le domaine abstrait :

L'opération

c'est le trait
avec la flèche au bout

Le comparateur

c'est le point d'ancrage

plus la flèche

La classe

c'est la longueur du trait

L'actif

c'est l'épaisseur du trait


 

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